Votre jardin

1. Astuce simple pour aider les oiseaux à construire leurs futurs nids...

jardinLe printemps s’installe doucement dans votre jardin et les tailles se terminent progressivement. Les oiseaux, habitants essentiels de votre univers,  ont bientôt fini de se partager le territoire pour nidifier. Ne leur donnez plus de nourriture mais par contre, vous pouvez les accompagner dans leur ouvrage.

Par tendance ou passion, les graminées  ornent toutes saisons confondues nos parterres, même en hiver ! Pourtant les jeunes poussent pointent déjà leur nez et la taille en devient inévitable. Après les avoir rasées à l’horizontale, sur une hauteur de 20 cm environ, ne jetez surtout pas les mini fagots obtenus. Certains peuvent être posés à même le sol pour servir d’abri naturel à toute cette faune très utile pour votre jardin.

Mais vous pouvez surtout créer un distributeur insolite pour nos amis volatiles. Comment faire ? Prenez un tuteur avec une extrémité recourbée. Logez-y les fagots récoltés à l’aide d’un bon rafia. Vous obtiendrez ainsi un amas décoratif de brindilles très utiles et très surprenant pour les passants.

Installez-le dans un endroit assez calme et les oiseaux n’auront qu’à se servir ! Pour le voisin intrigué et les enfants curieux, il ne vous restera plus qu’à partager cette astuce avec eux.

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2. La culture de la pomme de terre... facile !...

jardinNe vous précipitez pas pour la plantation. La terre doit être réchauffée en profondeur (minimum 10°C). Pour se repérer, dans nos régions, on prend comme repère la floraison du lilas (entre le 10 et 20 avril).

Avant la plantation, n’oubliez pas d’enfouir profondément votre fumure que vous auriez entreposé durant l’hiver. Vous pouvez aussi apporter du potassium à l’emplacement de vos pommes de terre. Pour cela, si vous en avez, incorporer tout simplement de la cendre de bois. Cela vous permettra d’utiliser les cendres de votre cheminée, tout en évitant d’utiliser des engrais tout prêt.

Ameublissez bien le sol en profondeur, en prenant soin d’émietter les grosses mottes. Terminez en affinant au râteau. Creusez un sillon d’environ 10 cm de profondeur et déposez les plants, germes vers le haut, tous les 30 à 40 cm. Les sillons seront espacés quant à eux de 60 cm. Puis recouvrez avec de la terre fine, afin de ne pas endommager les germes. Buttez une première fois. Dès que les plants ont 15 à 20 cm de haut, buttez une seconde fois, pour augmenter la production, éviter le verdissement des tubercules (dans ce cas, les pommes de terre seraient toxiques), et favoriser l’écoulement de l’eau. Vous pouvez encore butter par la suite pour favoriser la production.

Il ne vous restera plus qu’à biner de temps à autre pour éliminer les herbes indésirables, et arrosez légèrement par temps sec lors de la floraison, le matin ou le soir, mais sans mouiller le feuillage, ce qui favoriserait l’apparition de maladie. Lorsque le feuillage sera complètement sec, sauf dans le cas des pommes de terre primeurs, arrachez les plants, et soulevez les pommes de terre à l’aide d’une fourche ou fourche-bêche.

En règle générale, il convient de ne pas cultiver la pomme de terre deux années de suite au même endroit, ni à la place d’espèces de la même famille, les solanacées (tomate, aubergine, etc).

Laissez enfin les pommes de terre sur le sol, au soleil, avant de les entreposer dans un endroit frais et sec. Par la suite vous pourrez réaliser vos plats régionaux favoris !

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3. Les étiquettes-feuilles de Jardins du Nord...

jardinIl existe une solution simple, pratique, utile et surtout décorative pour remplacer l’incontournable étiquette du producteur de vos plantations : les étiquettes-feuilles.

Voici notre création ! Comment les réaliser ? Vous vous procurez une plaque en acier et à l’aide de patrons (si vous ne savez pas dessiner ou êtes en manque d’inspiration) reportez  à la craie blanche la forme extérieure d’une feuille. Vous pouvez aussi directement en prendre une dans le jardin comme modèle. Notons que les pinces (sorte de sécateur) à découper le métal conviennent pour une découpe de plaque relativement fine et sont les plus utilisées car elles ne sont pas chères.

Découpez la forme de votre choix. Selon le modèle de feuille réalisée, il est conseillé de plier le sujet pour lui donner un aspect 3D. Une fois terminée, déposer vos étiquettes-feuilles à même le sol dans le jardin (allée). Humidifiez-les et saupoudrez de sel. L’action du soleil et les différences de températures feront le reste en quelques jours. Une fois rouillées, il suffit avec un stop-rouille, de souligner les pourtours ainsi que de ré-hausser les nervures. Quelques heures plus tard vous pourrez fixer la rouille avec une laque quelconque. Sur l’arrière, n’oubliez pas de faire une zone rectangulaire afin de noter votre variété. Il faut reconnaître que les noms latin nous échappent mais sont pourtant très utiles !  Par la suite, après séchage complet, notifiez la dénomination avec un crayon style blanc correcteur. Il vous reste ensuite à déposer votre feuille-étiquette au pied de votre sujet. Discrète, décorative et très pratique, elle vous permettra en plus de rafraîchir votre mémoire !

Si vous n’avez que la main verte et non “bricoleuse”, alors rendez-vous sur www.jardins-du-nord.fr pour en faire l’acquisition. Notre association en propose différents modèles !
Astuce : ces feuilles-étiquettes sont très résistantes dans le temps mais rien ne vous empêche de modifier à volonté la légende au dos de votre réalisation, si la plante disparaît, ...elle !

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4. La plantation de la tomate... facile !...

jardinMettre un plant de tomate en terre n’est pas difficile. Chaque jardinier a également sa technique. Jardins du Nord vous propose de décrire ci-dessous la méthode la plus couramment utilisée dans les potagers.

Faire un trou d’environ 30-40 cm à l’aide d’une bêche, et mettre la terre sur le côté. Afin de favoriser la croissance de votre plant, déposer dans le fond du trou des feuilles d’orties ou de consoude coupées, ou de l’engrais (bio !), voir du bon terreau. Puis recouvrir de terre afin que les jeunes racines reposent uniquement sur la terre et non directement sur cet amendement. Installer de suite votre tuteur, afin d’éviter l’endommagement des racines.

Enlever délicatement le plant de son récipient. Pour cela, renverser complètement votre plant, et appuyer légèrement de chaque côté du godet. Installez votre plant avec la motte. Pour une meilleure reprise, et augmenter l’enracinement, inclinez légèrement votre plant, entre 30 et 45 degrés, la tige devant se trouver contre le tuteur.

Recouvrir de terre jusqu’aux premières feuilles, grâce à la terre que vous aviez mis de côté, en l’émiettant si besoin. Tasser assez fortement, en faisant une cuvette. Cette cuvette sera idéale pour l’arrosage. Vous pouvez aussi pailler l’intérieur de la cuvette par de la paille, de la tonte sèche de gazon, etc. Arroser copieusement afin d’hydrater votre plant, et de finir d’installer le système racinaire dans ce nouvel emplacement. A noter que tout au long de la culture, il faut arroser au pied du plant, et jamais le feuillage. Espacer les rangs d’environ 70-80 cm, et laisser 50-60 cm entre chaque plant.

Quand planter ?

Dans nos régions du Nord de la France, il est préférable d’attendre la mi-mai ( les fameux Saints de Glace ) pour planter en extérieur. Mais attention, les plants sont encore fragiles. N’hésitez pas avant les jours précédents la plantation d’acclimater vos plants progressivement avant leur mise en terre définitive. Le vent peut aussi leur être néfaste, il vaut donc mieux attacher le plant au tuteur, dès la plantation finie. Si vous souhaitez planter avant cette période, gardez toujours en secours quelques plants au chaud, en intérieur ou serre, afin de pouvoir remplacer certains plants en extérieur qui auraient souffert du temps.

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5. Les fleurs au potager...

jardinLa plus belle fleur au jardin est sans aucun doute la femme que vous aimez ! On ne peut pourtant pas lui demander ni de repousser, ni d’attirer les insectes ? ! Alors, pendant que je déguste un bon jus de fruits à côté de Madame, nous prenons plaisir à regarder travailler les fleurs. Si elles sont décoratives autour du potager, les fleurs ont aussi toutes leur utilité au sein même d’un carré de légumes. Répulsives, fongiques, elles dégagent des parfums qui font fuir les insectes nuisibles mais attirent aussi les pollinisateurs. Annuelles, bulbes ou vivaces, le choix est grand pour satisfaire vos envies de décoration et leur faire jouer les rôles de traitements ou repousse nuisibles. Certains sont meilleurs et optimisent la pollinisation de vos légumes. Loin d’être un effet de mode, les jardins de curé reprennent leurs lettres de noblesses. Les fleurs ont leur place au potager et c’est tout le plaisir de joindre l’utile à l’agréable. Ne vous en privez pas !

jardinLa bourrache
par exemple est une plante qui allie plusieurs qualités. Elle est mellifère et ses fleurs bleu vif sont comestibles. Surprenez dès lors vos hôtes en parsemant ses quelques fleurs sur la salade ou simplement en les plongeant dans l’eau de vos glaçons. Effet garanti à l’apéro !

La capucine
qui dégouline joliment de vos carrés, est un attrape pucerons recommandé. Vous pourrez ajouter ses jolies fleurs jaunes-orangées également à vos salades. Et comble de bonheur, vous pourrez cueillir les boutons floraux encore fermés et les conserver dans un vinaigre de vin blanc pour les consommer plus tard comme vous le feriez avec des câpres.

Le poireau
Quelques poireaux laissés montés en graines vous feront profiter de ces merveilleuses floraisons en boule. Vous ne serez pas seul à en profiter, en effet, ils feront fuir les mouches de la carotte.

L’agastache
appelée aussi «Thé mexicain» est une aromatique trop méconnue et pourtant si facile de culture. Elle est aussi très mellifère et fera sensation au potager avec ses longs épis floraux bleu-violacés. En outre, vous pourrez l’utiliser pour le thé ou ajouter quelques feuilles anisées pour relever une salade estivale.

La consoude
stimule la pousse des plants sous forme d’extrait fermenté.

La sauge
associée au chou repousse la piéride.

le Lupin
Savez-vous que cette plante améliore la qualité du sol grâce à sa faculté de récupérer l’azote de l’air pour le recycler dans la terre et ainsi permettre de limiter les apports d’engrais.

La liste des bienfaits des fleurs sur leurs voisines légumières est aussi longue que votre programme télé. Sur le forum de Jardins du Nord, vous pourrez découvrir toutes les associations de fleurs et légumes bénéfiques ou partager vos expériences à ce sujet.

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6. La culture de la courgette...

jardinA partir du mois d’avril en godet et au chaud à l’intérieur ou sous châssis, enterrez 2 à 3 graines disposées sur la tranche à une profondeur de 1 à 2 cm. Après la levée : éclaircissez pour ne conserver que le plant le plus vigoureux.

Si vous n’avez pas le temps ni la place de faire vos semis vous-même, vous pouvez acheter des jeunes plants en jardinerie. Sinon actuellement il n’est pas encore trop tard pour le faire et semer directement sur place. La courgette demande un terrain riche en matière organique et un ensoleillement optimal. Uniquement à partir de mi-mai à l’extérieur, plantez vos courgettes, dans un trou de 20 cm de profondeur et autant de côté rempli par moitié de terre et de compost ou fumier bien décomposé. Espacez les pieds d’un bon mètre puis arrosez-les abondamment au goulot.

Au début le pied est très sensible au soleil pour l’aider à s’enraciner couvrez le durant 2-3 jours avec un pot de grande taille, ce qui permet en plus de le pailler sans risquer de toucher le pied : utilisez pour le paillage de la paille de lin ou plus simplement des tontes de gazon sèches ou de la paille. Le paillage conserve ainsi la terre humide et limite les mauvaises herbes en début de culture. Arrosez au pied sans mouiller le feuillage les premières semaines au purin d’ortie (dilué à 20%) pour soutenir la végétation puis au purin de consoude (même dilution) pour favoriser la mise à fruit. Soyez patient : le pied produit des fleurs mâles avant les fleurs femelles reconnaissables facilement au renflement du pédoncule, choisissez alors quelques fleurs mâles qui ne donneront pas de fruit pour les déguster en beignet. Récoltez les courgettes jeunes 20 cm pour les variétés longues «Plus on cueille les courgettes, plus la plante produit de fruits».

Fraîchement cueillies et aussitôt poêlées avec de l’huile d’olive, des herbes de Provence et de l’ail : c’est un délice ! Lorsqu’elles sont plus grosses, elles deviennent creuses, la peau est plus dure elles sont moins savoureuses mais se conservent plus longtemps. Comptez une dizaine de fruits pour chaque pied, 3 à 4 pieds suffisent pour une famille de 4 personnes.

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7. L’eau et l’arrosage...

jardinBonjour à toutes et à tous, vous avez remarqué comme moi une particulière sécheresse depuis quelques semaines. En cette période où nos semis ou nouvelles plantations ont le plus besoin de cette eau, il s’agit de trouver des solutions économiques et respectueuses de l’environnement, adaptées à nos jardins et aux types de plantes que nous y cultivons.

Pour déterminer la sécheresse de votre potager, enfoncer un tuteur dans le sol sur au moins 30 cm ! S’il ressort sec et propre, il est urgent de réhydrater le sol ! Mais toutes les plantes n’ont pas les mêmes besoins en eau et chaque sol a un pouvoir absorbant différent. Un sol argileux va retenir beaucoup mieux l’humidité qu’un sol sableux. Le volume de vos arrosages dépendra donc de cette capacité de rétention de votre sol. Afin de créer cette réserve utile dans le substrat il est important d’arroser intelligemment. Proscrivez donc les arrosages de surface quotidien. Préférez de copieux arrosages espacés dans le temps afin de mouiller le substrat en profondeur et ainsi aider la plante à développer un système racinaire profond qui renforcera l’ancrage de la plante et sa faculté à résister à la sécheresse. Pour être efficace un bon arrosage doit représenter entre 5 et 10 litres par m² ! L’eau de ville étant de plus en plus chère, éviter l’évaporation sera primordial. Un paillage épais au pied de vos légumes (choux, tomates, courges) ou entre les rangs sera très utile. Cette astuce est sans aucun doute la plus économique et aussi la plus facile. Vous réduirez vos arrosages de moitié et éviterez de surcroît la pousse des mauvaises herbes et la corvée de désherbage. Autre astuce, l’arrosage à la fraîche c’est-à-dire tôt le matin ou en soirée afin d’éviter cette perte par évaporation aux heures les plus chaudes.

Les 3 modes d’arrosage les plus courants sont : l’arrosoir, le jet ou le système goutte à goutte. Vous choisirez le plus adapté à votre surface potagère et à votre budget bien entendu.

Certaines plantes sont très sensibles aux maladies cryptogamiques (mildiou, oïdium,...) et ne supportent donc pas un arrosage par aspersion sur leur feuillage (rosiers, tomates, courges, les arbres fruitiers,...). L’utilisation de l’arrosoir est sans aucun doute très efficace, quoique fastidieux pour de volumineuses cultures. Son avantage est de pouvoir cibler les besoins par plante et aussi de pouvoir l’utiliser avec la pomme (pour les plantes dont le feuillage ne redoute pas l’humidité) ou sans la pomme (pour les plantes préférant un arrosage au goulot, c’est à dire directement au pied). L’aspersion grâce à un tuyau d’arrosage permet de traiter de grandes surfaces mais accentue le phénomène d’évaporation. Il sera utilisé de préférence pour les pelouses et massifs d’arbustes ou de fleurs. Couplé à un programmateur et pourquoi pas à un système rotatif, il fera le bonheur du jardinier pressé. Enfin, le système goutte à goutte s’avère la solution la plus économique et la plus efficace. Après avoir installé votre tuyau poreux aux endroits stratégiques, vous réglerez le débit et laisserez agir. Ce faible débit va non seulement imprégner le sol sur une bonne profondeur mais aussi éviter les ruissellements, qui auraient pour effet d’éroder le sol et par conséquent de le rendre plus perméable. Plus économique encore si vous installez un programmateur. Il en existe de bon marché ! Pour de petites surfaces, pourquoi ne pas utiliser une bouteille en PVC ou en verre. Vous percez le bouchon de plusieurs trous et vous retournez cette dernière, fichée dans le sol. Elle libérera son précieux liquide au pied de la plante sur un jour ou deux. La meilleure façon de faire un geste pour l’environnement est de prévoir un système de récupération de l’eau de pluie. Son achat sera très vite amorti et la qualité de l’eau sera bien mieux adaptée à vos cultures. Il existe une multitude de modèles : des tonneaux volumineux aux installations adaptées pour une terrasse ou un balcon.

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8. L’arrosage des légumes...

jardinL’eau, si nécessaire au développement des légumes, est une denrée qui devient rare et coûteuse. Aussi faut-il apprendre à ne pas trop arroser vos légumes. Non seulement limiter l’arrosage est économique et écologique, mais l’excès d’eau peut s’avérer néfaste pour certains légumes. Voici quelques conseils !

Aubergine : feuilles molles et tombantes, c’est un manque d’eau. Arrosage au pied, jamais le feuillage, tous les 3 ou 4 jours sur un sol paillé. Attention : ne pas arroser l’aubergine avec de l’eau trop froide, ce qui entraînerait l’avortement des fleurs, et donc pas de fruits.

Betterave : Les feuilles piquent du nez ? Les plants manquent d’eau. Arrosez une fois par semaine s’il fait chaud. Par contre, elle n’est pas difficile pour l’arrosage. Le plant entier, feuilles comprises, peut être arrosé (cela permet d’ailleurs d’éliminer quelques insectes néfastes).

Carotte : Le feuillage se rapproche du sol : vite, arrosez ! Avant la levée, l’arrosage doit être léger mais régulier. Un mois après le semis, un arrosage abondant par semaine s’il n’y a pas eu de pluie. Le feuillage peut être mouillé sans souci.

Courge(tte), cornichon et concombre : des gourmands en tout, tant en engrais qu’en eau. Si le feuillage penchent vers le sol, ou que les feuilles se flétrissent, il faut arroser rapidement. Comme l’aubergine, mieux vaut arroser avec une eau à bonne température. Le paillage est fortement recommandé. L’arrosage se fera au minimum deux fois par semaine, 3 fois si le temps est caniculaire.

Haricot : si les feuilles se flétrissent ou vos haricots à fils contiennent trop de fils, c’est un manque d’eau. Sur sol paillé, un arrosage par semaine lui suffit. Dans le cas contraire, deux à trois par semaine, suivant la météo, de la floraison à la dernière récolte, sur l’intégralité du plant, feuilles comprises. Attention, le haricot n’apprécie pas du tout l’eau calcaire !

Laitue, salade : Un manque d’eau se caractérisera par des feuilles devenant jaunes, desséchées. Sans pluie, deux ou trois arrosages par semaine sont recommandés, sous peine de voir monter en graine rapidement vos plants. N’arrosez pas les feuilles, mais utilisez l’arrosoir sans la pomme, tout autour de la salade.

Navet, radis : sensible aux arrosage ces deux là ! S’il manque d’eau, le feuillage penche et se fane, les radis seront creux et piquants, les navets durs et fibreux. Le sol doit rester frais, ajuster vos arrosages en fonction de la pluie. Arrosez une à deux fois par semaine si le temps est sec. Par contre, n’hésitez pas à arroser le feuillage, afin d’éloigner leur parasite commun : l’altise.

Quelques conseils : récupérez le maximum d’eau de pluie. Meilleure que l’eau du robinet, mais en plus elle est gratuite ! Si vous utiliser l’eau du robinet, la laisser à l’air libre, pendant 24 heures, pour éliminer en grande partie le chlore. Paillez également le maximum de vos cultures : non seulement cela permet la non-prolifération des adventices, mais la diminution des arrosages. L’été, arrosez de préférence le soir, car en journée, l’évaporation sera plus importante. A partir de septembre, si les nuits sont fraîches, il sera préférable d’arroser tôt le matin.

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9. Planter des fraisiers...

jardinEntre le fraisier non remontant à gros fruits (famille la plus importante qui ne donne qu’une seule récolte par an, de mai à juillet, selon les variétés), les remontants à gros fruits (fructification sans arrêt de fin mai à octobre), les fraisiers dits des quatre-saisons (petits fruits abondants de mai aux gelées) et les grimpants (variétés récentes remontantes à gros fruits livrés en pots et qu’il faut palisser sur tuteur ou grillage), l’amateur de fraises n’a que l’embarras du choix...

Les fraisiers s’accommodent de tous les sols, même un peu calcaire, profondément bêchés et ameublis, drainés (pour éviter l’humidité stagnante) mais frais et surtout bien fertilisés au fumier décomposé et autres engrais organiques. Le fraisier, en effet, est épuisant pour le sol et ne doit rester à la même place que deux à trois ans sous peine d’être atteint de maladies difficiles à combattre. Les terres trop lourdes (argileuses) seront abondamment allégées par des apports de sable et de tourbe. Ne lésinez pas sur la fumure : 100 kg de fumier pour 10 m² est une bonne proportion. Vos l’enfouirez à 20 cm au moins pour éviter tout contact direct avec les racines.

Les fraisiers se plantent soit en automne (variétés à gros fruits), soit au printemps, en quinconce sur la planche (ou en bordure) à 30 cm en tous sens. Utilisez pour cela un transplantoir (truelle) plutôt qu’un plantoir, et ayez soin d’enterrer chaque plant jusqu’au collet (partie qui sépare les racines de la touffe de feuilles). Bornez-le en tassant à la main le sol autour du plant, et arrosez copieusement la planche (en bordure, on peut planter plus serré et la récolte est plus aisée.) Pour éviter la pousse des «mauvaises herbes» au printemps et en saison, la solution que je préfère est le paillage de la surface avec des aiguilles de pin sur 4 à 5 cm. Cela éloignera les limaces et les escargots. Lors de la première année de culture, sacrifiez sans scrupules une grande partie de la première floraison sur les variétés à fruits remontants, cela évitera que les jeunes plants ne s’épuisent trop vite. En été, ne négligez pas les arrosages (le soir de préférence et entre les rangs, au goulot). Après la première récolte, apportez par griffage un engrais riche en potasse et acide phosphorique (P. et K.) qui favorisera la remontée. Au printemps, nettoyez la planche en éliminant feuilles sèches et courants (stolons que vous pouvez offrir), et en renouvelant les pieds trop faibles. N’oubliez pas alors de fumer sur le rang avec un engrais organique (sang séché).

Pour finir, vents et oiseaux peuvent créer la surprise en vous apportant la Duchesnea Indica ! Ses fruits ressemblent à des fraises des bois, mais sans véritable goût et néfaste pour la digestion. Ses fruits sont dressés verticalement vers le ciel, alors que ceux des fraisiers sont retombants. De plus, les fleurs sont jaunes, alors que ceux du fraisier sont blancs. Mais la confusion est fréquente ! Attention également à cette espèce invasive véritable concurrente de vos fraises des bois. Allez, c’est l’été, bonne dégustation !

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10. Les plaisirs de la menthe : la menthe du potager au sirop...

jardinLa menthe, ou plutôt les menthes, car Il en existe de nombreuses espèces cultivées et sauvages (zones humides). Elles sont appréciées comme plantes aromatiques et/ou condimentaires, ornementales ou médicinales. D’ailleurs vous devez sans doute en avoir dans votre jardin !

Facile de culture elle supporte taille, prélèvement, division, bouture assez fréquemment. Elle apprécie particulièrement les sols humides et la mi-ombre. Mais aucune inquiétude, elle se plait quasiment partout ! Cultiver la menthe en pot reste une astuce très pratiquée par la communauté de Jardins du Nord. Effectivement, il suffit de la mettre en pot donc, de choisir son emplacement dans le potager et le jardin et d’enterrer ce même pot en veillant à laisser le rebord dessus le niveau de la terre de 5 cm environ. Vous contrôlerez plus facilement ses stolons.

Vous connaissez l’adage du jardinier ? Diviser pour multiplier !!! Les menthes se multiplient donc de diverses façons : division en avril (prélevez les éclats extérieurs), bouturage de tiges (printemps/été), marcottage naturel (à surveiller). Elle se plante au printemps ou en automne. Recouvrez la zone avec votre compost et un bon paillage. Aucun désherbage assuré et très peu d’arrosage garanti. Après la floraison, coupez les tiges à 10 cm. La reprise sera bien plus bonne. Attention, elle nécessite une rotation de culture, pas plus de trois ans en place. Au-delà, elle perd vigueur et saveur.

La menthe est une plante compagne. Elle participe à la culture mixte du jardin pour mieux équilibrer parasites et auxiliaires. Ses possibilités sont multiples : huile essentielle, cuisine (plat/boisson), confiserie, lotion, dentifrice, mais surtout glaces et sirops que vous pourrez déguster lors de notre prochaine Fête des Jardiniers sur Barlin. Nos amis Belges, présents ce 23 octobre, dégusteront également une valse, mélange de sirop de menthe et de bière qu’ils apprécient particulièrement !

Nous sommes en période de récolte des feuilles (jusqu’en septembre). C’est le moment de faire votre propre sirop naturel de menthe. Voici la recette que j’apprécie particulièrement : Prélevez les feuilles bien fraîches (400  gr), lavez-les à l’eau. Ne pas essuyer. Déposer dans un récipient qui se ferme et recouvrir de 2 litres d’eau bouillante. Fermer (on peut aussi les mixer). Laisser infuser pendant 24 h. Filtrer le contenu et verser le liquide dans une casserole. Ajouter le sucre fin (blanc/roux - 2 kg) et faire cuire en prenant soin de bien mélanger. Après ébullition laisser refroidir le sirop et le placer dans une bouteille à bouchon mécanique. Laisser reposer quelques jours dans un endroit à l’abri de la lumière avant de consommer (frigo). Ensuite mélanger votre sirop dans un verre avec le volume d’eau fraîche souhaité et dégustez !!! C’est l’été, amenez de la fraîcheur sur votre palais, santé !

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11. Le sirop de mûres...

jardinVoici venir... septembre. L’été n’a pas été merveilleux mais il a le parfum des choses qui ne veulent pas disparaître. Nous l’avons déjà vu, les feuilles permettent de bons sirops naturels à déguster toute l’année, vins et citronnades. Aujourd’hui, voici une baie : la mûre !

Elle est de couleur noire bleuâtre à maturité, vers septembre. Elle peut-être sauvage (ronce commune - Rubus), ou de cultivars. Récoltez-les rapidement si ce n’est déjà fait car l’excès de pluie les ferait pourrir sur pied ! Lavez-les avec précautions. Il vous faut environ 500 g de sucre par litre de jus de mûres obtenu. Bien noires, placez en 1 kilo dans un bocal à stérilisation et ajouter 1 verre d’eau. Fermez et placer le récipient au bain-marie. Chauffer jusqu’à ce que les fruits aient donné leur jus. Verser tiède sur un tamis garni d’un linge fin ou de compresses stériles tressées et presser fortement et régulièrement l’ensemble. Faites cuire le jus obtenu 5 mn avec le sucre pour obtenir le sirop. Verser en bouteilles préchauffées et à bouchons mécaniques. Mettre en bouteille et conserver dans un endroit frais.

Ce sirop est idéal pour aromatiser l’eau, le vin blanc, la bière, le lait, les yaourts, les glaces... La mûre est un fruit riche en vitamine C et vitamine E, en fibres, en potassium et en magnésium. Ses possibles sont multiples : avec ses feuilles (fraîches ou sèches), on fait également une excellente tisane, au goût subtil, qu’on peut boire comme un thé au parfum de mûre. Elle est dépurative, astringente et antiseptique. Très appréciable donc en hiver dans les états grippaux, contre les maux de gorge. Vous pourrez la déguster lors de notre prochaine Fête des Jardiniers sur Barlin (Espace culturel Zone ActiGrenn). Notre association, Jardins du Nord, organisatrice de cet événement, vous recevra dans l’espace restauration ce dimanche 23 octobre 2011 pour de la dégustation.

Il est très facile de multiplier la ronce par marcottage. On choisira une tige flexible que l’on recourbera, puis qu’on enterrera dans un pot empli de bonne terre sous le poids d’un cailloux (on peut griffer un peu sous un nœud pour favoriser les racines ou tout simplement plonger la tête d’une branche). De nouvelles racines ne tarderont pas à apparaître. Ensuite, Il suffira de couper la nouvelle pousse de la plante mère et de transplanter la nouvelle plante enracinée. Si vous ne possédez pas de mûres dans votre jardin, un espace «TROCS et ECHANGES» vous en proposera lors de notre fête ! Amenez du goût et du naturel sur votre palais, santé !

Philippe Weclawiak www.jardins-du-nord.fr

12. Faites vos graines de légumes...

jardinRécupérez les graines de légumes présente des avantages considérables. Non seulement vous ferez des économies d’achats de graines, mais vous aurez la satisfaction de retrouver une variété que vous avez aimé, tout en renforçant la variété contre les maladies, en l’habituant à votre climat et à votre terrain. Notez bien que cela n’est valable que pour les variétés «pures», autrement dit les variétés qui ne sont pas hybrides (F1). Certains légumes sont plus simples que d’autres dans la récupération de graines. Nous vous proposons ci-dessous quelques exemples faciles à réaliser.

Poivrons, piments et aubergines : les plus faciles ! Prendre un fruit mûr, donc avec sa couleur définitive (un poivron vert change souvent de couleur à maturité complète !), l’ouvrir en deux et récupérer les graines se trouvant à l’intérieur. Poser les graines dans une soucoupe et attendre qu’elles soient sèches pour les stocker. Cucurbitacées : Comme ci-dessus, prendre un fruit mûr, le couper en deux pour extraire les graines et les faire sécher. Cependant, attention si vous cultivez différentes variétés, car ce type de légume s’hybride facilement entre eux.

Tomates : Prendre un fruit mûr et le couper en deux. Dans un ramequin en verre ou à défaut un gobelet en plastique, récupérez le jus et les graines. Ajoutez un peu d’eau s’il y a peu de jus. Une pellicule de moisissure va se développer en surface. Environ une semaine après, enlever cette pellicule et récupérer les graines dans une petite passoire. Rincer afin d’éliminer tous les résidus et déposer les graines dans une soucoupe. Laissez sécher avant d’ensacher.

Salades, laitue : cela demande un peu plus d’attente mais c’est une réelle simplicité. Laissez un plant monter volontairement en graines. Des fleurs jaunes apparaîtront au sommet. Une fois qu’au moins la moitié des fleurs seront fanées, coupez la salade et déposez le sommet dans une grande enveloppe ou un linge blanc. Secouez le tout. Il ne vous restera plus qu’à trier pour récupérer les graines.

Tout au long du processus de récupération des graines, n’oubliez pas de noter le nom de la variété. Le nom sera à reporter également sur vos enveloppes ou sachets, en ajoutant l’année. Pour le stockage des graines, vous pouvez utiliser des enveloppes du commerce ou confectionnées vous même, des sachets en plastique ou kraft, etc. Veillez à bien protéger ensuite vos sachets dans un endroit sec, à l’abri de la lumière et des rongeurs, en évitant les meubles en aggloméré (qui dégage du formaldéhyde, qui inhibe le pouvoir germinatif des graines).

Bien d’autres graines de légumes ou de plantes aromatiques peuvent être récupérées. Avec l’expérience et la pratique, ce sont des gestes simples à réaliser, pour peu que l’on dispose de temps, de place ou tout simplement de l’envie de le faire.

Ludovic LEROUGE www.jardins-du-nord.fr

13. Les champignons au jardin...

Bonjour à Toutes et à Tous, la saison des champignons bat son plein depuis déjà quelques semaines cette année en raison de conditions climatiques favorables. Nous sommes tous de plus en plus attentifs à la nature qui nous entoure et nombre d’entre-nous découvre dans leur propre jardin des variétés insoupçonnées de champignons. Que ce soit dans votre pelouse, un parterre de fleurs, sur une vielle souche d’arbre,... chaque champignon possède son biotope de prédilection. De nombreuses règles de prudence s’imposent alors avant de cueillir ces derniers. En effet, ce n’est pas parce qu’ils poussent à proximité qu’ils sont comestibles, loin de là !!! Chaque année en France de nombreux accidents sont recensés et provoquent des intoxications parfois mortelles.

Tout d’abord, il s’agit, si vous manquez de certitudes de cueillir un exemplaire dans son entièreté. A l’aide d’un couteau, déracinez le champignon en prenant soin de ne pas casser la base de son pied. C’est une clef de détermination précieuse ! Ensuite, emmenez ce dernier chez un mycologue ou chez votre pharmacien pour l’identifier avec certitude.

A titre informatif, voici quelques espèces comestibles rencontrées fréquemment dans nos jardins :

jardinLes Marasmes des Oréades apprécient les pelouses humides et ombragées où ils poussent parfois en grand nombre de juin à octobre. On les appelle aussi communément Faux Mousserons. Délicieux en omelette, ils se conservent aussi très bien séchés. Attention à ne pas les confondre avec de petits clitocybes ou inocybes toxiques!

Le Coprins chevelu est courant en cette saison dans les parcs et pelouses. Facilement reconnaissable à son chapeau qui recouvre tout le pied à l’état jeune, il pousse de préférence en troupe. Bien qu’il soit un très fin, il faut absolument le cueillir très jeune. Rejetez les sujets qui ne sont pas complétement blancs. Ce champignon pousse en quelques heures et devient très vite toxique lorsqu’il vire au noir déliquescent.

La Vesce de loup géante recolonise certains prés et jardins. Quoi de plus étonnant que cette grosse boule blanche que l’on discerne de loin. Cueillie bien blanche et consommée en tranches panées, c’est un régal. On peut aussi se contenter de la protéger et de regarder son évolution en espérant qu’il se reproduise. Restez très prudent et au besoin faites toujours appel à un spécialiste. Si la saison et la météo sont propices, je vous présenterai de nombreuses variétés de votre région dans notre stand. Au plaisir de vous retrouver à La Fête des Jardiniers le 23 octobre 2011 organisée par Jardins du Nord sur Barlin.

John GUILLAUME www.jardins-du-nord.fr

14. Récolter et conserver les courges...

jardinLongtemps oubliés, courges, potirons, potimarrons et autres cucurbitacées reviennent en force dans nos potagers. Leurs qualités gustatives et diététiques, mais également leur grande conservation présentent un indéniable intérêt. En effet, les courges peuvent passer de quelques mois à tout l’hiver dans nos maisons, pour peu que la cueillette et le stockage soient correctement réalisés.

La cueillette : Pour une meilleure conservation dans le temps et la pleine expression des saveurs cueillez les fruits bien mûrs, au plus tard avant les premières gelées. Observez le pédoncule commencer à sécher, c’est un bon indice. A l’aide d’un couteau ou sécateur bien affûté et désinfecté (pour éviter une éventuelle transmission de maladie), coupez le pédoncule (en laissant 5 cm minimum). Si celui-ci est trop court, coupez une petite partie de tige légèrement au-dessus de l’attache. Préserver son intégrité favorise la prolongation de la conservation. Important : ne portez ni ne suspendez jamais le fruit par son pédoncule. Après la récolte, arrachez les restes de feuilles et tiges et brûlez ou jetez-les, mais ne les incorporez pas au compost, car ils sont souvent porteurs de maladies en fin de saison, comme l’oïdium. Avant le stockage douchez les fruits pour débarrasser l’épiderme de toute trace de terre ou végétation résiduelles. Puis frottez-les avec un chiffon doux afin de bien les sécher.

Le stockage : Stockez-les dans un endroit sec et ventilé, à une température comprise entre 10 et 18 ° C, sans les entasser les uns sur les autres. Vous pouvez poser les courges sur des tasseaux de bois ou cagettes en bois, afin de permettre le passage de l’air en dessous. Une autre technique consiste également à placer chaque fruit dans un filet et de les suspendre. Important : manipulez toujours les fruits avec précaution, car le moindre choc les meurtrit et risque d’en diminuer la conservation. Ainsi stockées, les courges peuvent se conserver de 3 mois à 1 an, selon les variétés, sans rien perdre de leurs qualités.

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15. Le rempotage des Cactus...

jardinBonjour à Toutes et à Tous, vous venez peut-être de faire l’acquisition d’une plante succulente ou d’un cactus lors d’une visite chez votre fleuriste préféré ou d’une manifestation telle que la Fête des Jardiniers de ce dimanche dernier. Quoique la meilleure saison pour leur rempotage soit au printemps, le cactus se sent souvent à l’étroit chez les producteurs.

Voici quelques conseils judicieux pour leur apporter le bien-être que vous leur souhaitez.

Tout d’abord, il vous faut du matériel : une paire de gants épais ou du papier journal, du terreau spécial cactus ou un terreau auquel vous ajouterez 1/3 de sable de rivière et 1/3 de vermiculite ou de Pouzzolane, un seau de terre de jardin, un sécateur ou une paire de bons ciseaux (désinfectés il va de soi). L’idéal est de laisser le substrat sécher avant de rempoter. En tapotant délicatement sur les parois du pot ou en pinçant avec 2 doigts, le cactus sortira facilement. Munissez-vous de vos gants ou d’un journal roulé dans sa longueur pour saisir le cactus par sa partie épineuse. Vous éliminerez alors le maximum de substrat ancien des racines. Si vous découvrez de petites taches blanchâtres, il s’agit de cochenilles, très fréquentes. Rien de grave, soit un traitement approprié, soit une exposition du plant racines nues en plein soleil 2 ou 3 jours et les insectes auront disparu. Éliminez alors les racines pourries, atrophiées ou molles. Dans un nouveau contenant javellisé, d’une taille légèrement plus large que votre spécimen, vous aurez préalablement mis une couche de gravier ou pouzzolane pour accélérer le drainage. Ensuite, ajoutez le substrat à raison d’1/3 de terreau, 1/3 de terre de votre jardin et d’1/3 de sable de rivière. Replacez votre cactus ou plante grasse, racines étalées au centre du pot et recouvrez ces dernières du mélange préconisé. Tassez légèrement, sans vous blesser. Dernière précaution, ne surtout pas arroser le sujet rempoté durant les premiers jours pour laisser les racines cicatriser et leur éviter le pourrissement !!! Enfin, pour des plantes grasses, préférez un mélange de terre légèrement plus riche (plus de terreau).

N’oubliez pas, les cactus sont certes des plantes de climat particulier mais apprécie les arrosages en saison estivale. Donc, un arrosage par mois suffira cet hiver tandis que vous les échelonnerez à 1 fois par semaine en été, éventuellement agrémenté d’engrais spécifique ou pour géraniums ! Les cactus contrairement aux idées reçues grandissent très vite pour peu que l’on respecte leur cycle végétatif. Leur fleurissement est possible selon les variétés après un hivernage dans une pièce non chauffée mais hors gel et à l’abri de la lumière ...

Et pour toutes les autres infos qui ne manquent pas de piquant, rejoignez-nous sur www.jardinsdunord.fr

John GUILLAUME www.jardins-du-nord.fr

16. Abris et gîtes pour insectes...

jardinBonjour à toutes et tous, voici venir Novembre... Il plante les arbres à racines nues qui ainsi gagneront une année de végétation, redessine les allées et les massifs, paille le pied des plantes les plus délicates, butte les rosiers, enterre les fumiers frais. C’est aussi le temps des boutures à «bois sec» et des premières tailles à trois bourgeons au verger. Dans la maison les plantes sont vaporisées chaque jour et placées près de la fenêtre pour bénéficier d’une meilleure luminosité. Enfin, c’est la mise en place des dernières touffes de roses de Noël, si l’on veut les voir fleurir pour le 25 décembre !

Mais ce n’est pas tout. Ce mois n’est pas très drôle. Il commence par la Toussaint, et se termine par le Jour des Trépassés ! Quant au temps, il n’est guère plus souriant : vent, pluie, brume, brouillard, froid avec parfois de la neige en prime et des inondations. Il y a vraiment de quoi avoir envie de rester chez soi, au coin du feu. Même s’il n’a pas d’été de la Saint-Martin, occupez-vous de votre jardin et des protections de plantes mais surtout de ses habitants qui passent l’hiver à l’extérieur !

Après avoir taillé le sureau et le buddleia (arbre aux papillons), réalisez des mini-fagots que vous consoliderez avec de la cordelette. Ils pourront être accrochés aux branches pour les hyménoptères, coccinelles et autres insectes volants, mais aussi posés à même le sol pour toute la vie terrestre, pince-oreilles, cloportes et autres auxiliaires de votre jardin ! Laissez jusque la fin du printemps pour découvrir une vie nouvelle car en plus d’être de formidables abris (hiver, prédateurs, ...) se sont également de formidables gîtes pour les futures larves. N’oubliez pas : ces compagnons protègent jardins et potagers. Protégeons-les en retour !

Pour en savoir plus, venez lire et découvrir nos astuces saison par saison sur www.jardins-du-nord.fr

Philippe Weclawiak www.jardins-du-nord.fr

17. Les chicons façon maison...

jardinL’endive ou chicon (Cichorium intybus convar. foliosum) est appelée chicon en Belgique et dans le nord de la France et endive dans les autres régions. Elle est également appelée la Perle du Nord ou L’or blanc Belge. Il en existe plusieurs variétés comme l’endive du Nord,la Chioggia (chicorée de couleur rouge) et le croisement des deux premières, la Carmine (au bon goût de noisette).

1ère étape de culture : le semis en pleine terre. De mi avril à fin juin vous pouvez semer en rangs espacés de 30 cm à raison de 8 plants par mètre linéaire. Semez donc parcimonieusement afin de faciliter la corvée d’éclaircissage. Tracez vos lignes à l’aide du manche de votre râteau en suivant la corde que vous aurez tendu entre deux piquets. Vous recouvrirez le semis de quelques mm de terre, tasserez et arroserez en fine pluie pour ne pas déranger les semis. Une terre bien ameublie est bien sûr conseillée afin d’éviter l’obtention de racines fourchues. Durant les 170 jours qui vous séparent de l’arrachage vous n’omettrez pas d’arroser régulièrement et de désherber entre vos plants. C’est vers octobre-novembre que vous pourrez arracher les racines de vos chicorées. Je vous conseille de les laisser ressuyer au sol durant plusieurs jours. Cette technique permettra un arrêt de végétation des racines. Sélectionnez alors les racines sans fourches, sans blessures et les mieux développées. Vous couperez les racines de manière uniforme afin qu’elles mesurent environ 20 cm. Supprimez aussi la rosette de feuille à 3-5 cm au dessus du collet.

2ème étape, le forçage. Dans des bacs en plastique ou des vieilles cuves en zinc de 50 cm de hauteur (minimum) que vous remplirez d’un mélange de terreau-terre de jardin bien fine. Vous repiquerez à l’aide d’un plantoir les «carottes». N’hésitez pas à les serrer côte à côte. Vous recouvrez le tout du même mélange terreux, en formant une butte d’une vingtaine de cm au dessus des collets. Arrosez alors avec environ 3 litres d’eau de pluie de préférence par bac de 30 chicons. Le forçage requiert l’obscurité. Donc vous recouvrirez vos bacs de culture. L’alternative à une bâche est l’utilisation de simples carton de récupération. En effet, cette astuce permettra à l’humidité d’être absorbée par le carton et donc de ne pas retomber sur les feuilles de chicons. Stockez vos cultures dans une pièce non chauffée (cave, garage,...) à l’abri du gel. Une température comprise entre 10 et 15 degrés serait idéale. Comptez 3 à 4 semaines avant les premières récoltes. Notez encore qu’il est possible d’acheter les racines de chicorée chez nombre de producteurs. Une bonne nouvelle pour ceux d’entre vous qui n’ont pas de potager ou n’ont pas semé au printemps dernier ! A présent, le plus difficile sera de choisir une recette pour les déguster... Hummmmm ! Les plus classiques étant la salade, la soupe ou le gratin ! Vous retrouverez tous ces conseils et bien d’autres sur notre forum ainsi qu’à la seconde édition de notre Fête des Jardiniers qui aura lieu le 28 octobre 2012, en pleine saison de l’endive ! (ateliers et dégustations).

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Didier DEBAISIEUX de Florennes, membre du forum Jardins du Nord www.jardins-du-nord.fr

18. L’eau et l’arrosage...

jardinBonjour à toutes et à tous, vous avez remarqué comme moi une particulière sécheresse depuis quelques semaines. En cette période où nos semis ou nouvelles plantations ont le plus besoin de cette eau, il s’agit de trouver des solutions économiques et respectueuses de l’environnement, adaptées à nos jardins et aux types de plantes que nous y cultivons. Pour déterminer la sécheresse de votre potager, enfoncer un tuteur dans le sol sur au moins 30 cm ! S’il ressort sec et propre, il est urgent de réhydrater le sol ! Mais toutes les plantes n’ont pas les mêmes besoins en eau et chaque sol a un pouvoir absorbant différent. Un sol argileux va retenir beaucoup mieux l’humidité qu’un sol sableux. Le volume de vos arrosages dépendra donc de cette capacité de rétention de votre sol. Afin de créer cette réserve utile dans le substrat il est important d’arroser intelligemment. Proscrivez donc les arrosages de surface quotidien. Préférez de copieux arrosages espacés dans le temps afin de mouiller le substrat en profondeur et ainsi aider la plante à développer un système racinaire profond qui renforcera l’ancrage de la plante et sa faculté à résister à la sécheresse.

Pour être efficace un bon arrosage doit représenter entre 5 et 10 litres par m² ! L’eau de ville étant de plus en plus chère, éviter l’évaporation sera primordial. Un paillage épais au pied de vos légumes (choux, tomates, courges) ou entre les rangs sera très utile. Cette astuce est sans aucun doute la plus économique et aussi la plus facile. Vous réduirez vos arrosages de moitié et éviterez de surcroît la pousse des mauvaises herbes et la corvée de désherbage. Autre astuce, l’arrosage à la fraîche c’est-à-dire tôt le matin ou en soirée afin d’éviter cette perte par évaporation aux heures les plus chaudes. Les 3 modes d’arrosage les plus courants sont : l’arrosoir, le jet ou le système goutte à goutte. Vous choisirez le plus adapté à votre surface potagère et à votre budget bien entendu.

Certaines plantes sont très sensibles aux maladies cryptogamiques (mildiou, oïdium,...) et ne supportent donc pas un arrosage par aspersion sur leur feuillage (rosiers, tomates, courges, les arbres fruitiers,...). L’utilisation de l’arrosoir est sans aucun doute très efficace, quoique fastidieux pour de volumineuses cultures. Son avantage est de pouvoir cibler les besoins par plante et aussi de pouvoir l’utiliser avec la pomme (pour les plantes dont le feuillage ne redoute pas l’humidité) ou sans la pomme (pour les plantes préférant un arrosage au goulot, c’est à dire directement au pied). L’aspersion grâce à un tuyau d’arrosage permet de traiter de grandes surfaces mais accentue le phénomène d’évaporation. Il sera utilisé de préférence pour les pelouses et massifs d’arbustes ou de fleurs. Couplé à un programmateur et pourquoi pas à un système rotatif, il fera le bonheur du jardinier pressé. Enfin, le système goutte à goutte s’avère la solution la plus économique et la plus efficace. Après avoir installé votre tuyau poreux aux endroits stratégiques, vous réglerez le débit et laisserez agir. Ce faible débit va non seulement imprégner le sol sur une bonne profondeur mais aussi éviter les ruissellements, qui auraient pour effet d’éroder le sol et par conséquent de le rendre plus perméable. Plus économique encore si vous installez un programmateur. Il en existe de bon marché ! Pour de petites surfaces, pourquoi ne pas utiliser une bouteille en PVC ou en verre. Vous percez le bouchon de plusieurs trous et vous retournez cette dernière, fichée dans le sol. Elle libérera son précieux liquide au pied de la plante sur un jour ou deux. La meilleure façon de faire un geste pour l’environnement est de prévoir un système de récupération de l’eau de pluie. Son achat sera très vite amorti et la qualité de l’eau sera bien mieux adaptée à vos cultures. Il existe une multitude de modèles : des tonneaux volumineux aux installations adaptées pour une terrasse ou un balcon.

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John GUILLAUME www.jardins-du-nord.fr

19. Le nourrissage des oiseaux...

jardinLa nature d’ordinaire fournit aux oiseaux toute la nourriture dont ils ont besoin. Ils ne redoutent d’ailleurs pas le froid mais bien le manque de nourriture. Lorsque la neige ou le gel recouvre le sol, ces derniers se retrouvent bien dépourvus. Sachant que les oiseaux ont la température corporelle la plus élevée du règne animal (entre 40 et 44°C), ils doivent manger très régulièrement pour la maintenir. En hiver, ils doivent fournir des efforts considérables pour se sustenter et l’énergie dépensée ne sera pas compensée par les maigres repas. Dès l’instant où vous commencez à nourrir les oiseaux de votre jardin, vous vous devez de le poursuivre de manière quotidienne jusqu’au printemps suivant. En effet, les oiseaux vont très vite prendre l’habitude de venir se nourrir chez vous. Si la mangeoire est vide, ils vont devoir chercher ailleurs et dépenser plus d’énergie, ce qui pourrait leur être fatal. Une erreur trop souvent commise est le nourrissage des oiseaux trop tôt en saison, hors période de gel ou de neige. La nature regorge encore de vers, fruits et baies de toute sorte. En outre, ils seront vos meilleurs alliés au jardin pour vous débarrasser des derniers nuisibles.

Quelques conseils primordiaux

  • Nettoyer les mangeoires à l’eau chaude savonneuse avant leur réutilisation.
  • Nettoyer chaque jour les mangeoires des déjections et restes de nourriture qui pourraient moisir.
  • Placer la mangeoire, si possible au soleil et à l’abri du vent. Placer la à au moins 1,50 m du sol et dans un endroit inaccessible aux chats !
  • La nourriture sera distribuée de préférence à heure fixe, tôt le matin et si nécessaire en fin d’après-midi
  • Certains oiseaux, tels que les moineaux domestiques, verdiers, … préfèrent se nourrir au sol. Ne les oubliez pas et parsemez quelques graines au pied d’un arbre par exemple.
  • L’eau est un élément essentiel pour leur survie.
  • Installez leur une coupelle peu profonde remplie d’eau tiède. Surtout pas d’ajout d’alcool, glycérine et autre substitut antigel. Le seul truc est un changement régulier de l’eau et bien entendu le nettoyage de la coupelle.

Vous pouvez bien sûr installer des boules de graisses achetées dans le commerce ou mieux encore, les fabriquer avec vos enfants. Ils seront réjouis de cette mission. Pour ce faire, prenez de la graisse végétale ou animale (type margarine ou saindoux) que vous ferez fondre doucement, sans brûler. Incorporez les graines à raison d’un volume de graisse pour un volume de graine. Mélanger et verser dans des moules ou pots de yaourt que vous aurez préalablement conservés et nettoyés. Après refroidissement, démouler et placer les dans des filets. Le tour est joué. Vous pourrez retrouver une mine de conseils sur la fabrication des mangeoires, sur le type de graines adaptées pour chaque race d’oiseau, la confection de nichoirs, … sur notre forum jardins-du-nord.fr

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John GUILLAUME www.jardins-du-nord.fr

20. Janvier, le mois des bonnes résolutions !...

jardinSi en Janvier il vaut mieux voir le loup près du fumier que laboureur en chemise, c’est que ce mois pour être bénéfique aux cultures se doit d’être froid et rigoureux.

Conseils de saison aux deux visages :

  • Évitez de trop piétiner les pelouses gelées ou enneigées, aérez la serre et surveillez la température et les arrosages des plantes hivernées.
  • Pour protéger des plantes vivaces peu rustiques, recouvrez les souches avec une bâche en plastique blanc.
  • Par beau temps, écartez l’après-midi les feuilles mortes qui protègent du froid les touffes de plantes vivaces un peu frileuses. Ce petit coup d’air frais aère le sol et assainit les souches.
  • Si la terre n’est pas gelée, et si elle n’est pas détrempée, vous pouvez poursuivre les labours et les bêchages des futurs massifs. Il est encore temps d’enfouir aussi du fumier.
  • Si votre terre est trop lourde, profitez de vos labours d’hiver pour enfouir du sable et du compost issus de vos déchets végétaux de cuisine.
  • Nettoyez à nouveau les verres de la serre pour apporter le maximum de lumière à vos plantes.
  • Vous pouvez encore mettre en place les espèces à feuillage caduc. Pour cela, attendez une période de redoux, entourez les racines d’un mélange de terre légère et de sable, paillez la surface avec une couche de 20 cm de feuilles mortes.
  • Les bulbes de printemps sortent peu à peu de terre. Attention, ne piétinez pas les jeunes pousses de narcisses et d’iris de Hollande ! Et s’il neige, évitez de secouer les branches des arbustes : elles sont alors très cassantes avec le gel et vous pourriez les abîmer sans vous en rendre compte.

Pour finir, si vous êtes sur le point d’aménager un nouveau jardin, n’hésitez pas à consulter vos voisins pour connaître les plantes qui poussent le mieux dans la région, mais n’oubliez pas le forum : la communauté de Jardins-du-Nord.fr est toujours prête à vous accompagner avec grand plaisir. Vous pourrez également découvrir prochainement notre nouveau site !

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Philippe Weclawiak www.jardins-du-nord.fr

21. À la Ste-Catherine,tout bois prend racine !...

jardinEt oui, c’est le bon moment pour planter vos arbres et rosiers à racines nues et ce jusqu’au mois de mars pour les moins frileux.

Après avoir choisi un emplacement correspondant aux exigences de l’arbre, préparez le trou de plantation par une journée sèche et pas trop froide. Le trou sera creusé 1 semaine au moins avant la plantation afin que le sol se soit bien aéré. Enfoncez déjà le tuteur pour les sujets les plus fragiles. Il faut voir grand ! Le trou sera profond d’environ 80 cm et tout aussi large. Le fond sera ameubli au maximum. C’est véritablement la clé du succès.

Inspectez attentivement l’état des racines. L’habillage consiste à tailler les racines abîmées. Avant de procéder à la plantation, le pralinage des racines favorisera l’émission de radicelles et donc une meilleure reprise. Pour ce faire, réalisez un mélange d’argile, de boue et si possible de bouse de vache dans un seau. Plongez les racines du sujet à planter afin de bien recouvrir toutes leurs surfaces.

Placez l’arbre bien droit et étalez les racines. Couvrez-les de la terre la plus fine et tassez avec votre pied afin d’assurer un bon contact entre terre et racines. En tenant fermement le tronc d’une main, poursuivez l’opération jusqu’à combler entièrement le trou. Fixez-le au tuteur à l’aide d’un lien élastique afin de ne pas blesser le tronc.

Attention aux arbres et rosiers greffés, le point de cette greffe ne devra pas être enterré ! Talonner c’est l’opération qui consiste à former une cuvette autour de l’arbre avec vos pieds. L’arrosage y sera abondant. La terre se tassera encore et remplira bien les interstices entre les racines.

Privilégiez toujours un arrosage abondant tous les 3 jours (10 à 20 l) pendant les premières semaines plutôt que de faibles quantités quotidiennes. Notez que les plants sont fréquemment vendus en container ou en motte. Les racines étant déjà bien formées dans leur substrat cela permet de les planter hors période de dormance et favorise une reprise rapide.

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22. Voici venir... Février !...

jardin Le plus court et le moins courtois de tous, février est le mois des mauvaises surprises ! Sous l’action des premiers rayons de soleil la végétation «frémit», et le lendemain, il gèle à pierre fendre. Le jardinier prudent ne se hâte pas en ce mois de semer ou de planter, mais il profite pleinement des premières floraisons.

Une façon efficace de protéger vos cultures en pots du grand froid : installez les récipients dans des sacs poubelles en plastique, eux-mêmes déjà bourrés de vieux journaux, laine de verre, copeaux, déchets de mousse plastique, etc... Nouez le sac à la base des plantes pour en maintenir le contenu sec.

Si la terre n’est pas gelée, creusez dès maintenant les trous de plantation des arbres et des arbustes que vous planterez le mois prochain (espèces à feuillage caduc) et en avril (conifères, arbustes à feuillage persistant). La terre aura ainsi le temps de bien se reposer et de s’aérer. Vous pouvez sans attendre mettre une bonne couche de fumier dans le fond, juste recouverte d’une ou deux pelletées de terre pour qu’elle ne sèche pas au soleil.

Placez l’arbre bien droit et étalez les racines. Couvrez-les de la terre la plus fine et tassez avec votre pied afin d’assurer un bon contact entre terre et racines. En tenant fermement le tronc d’une main, poursuivez l’opération jusqu’à combler entièrement le trou. Fixez-le au tuteur à l’aide d’un lien élastique afin de ne pas blesser le tronc.

Taillez sans plus tarder les clématites qui fleurissent en été. Les espèces qui fleurissent au printemps seront rabattues sitôt défleuries. Dans l’un ou l’autre cas, il suffit en général de supprimer les pousses trop faibles et de couper les autres aux deux tiers de leur longueur.

Profitez de l’absence de feuilles pour nettoyer à fond l’intérieur des haies. Enlevez les ronces et les jeunes semis naturels de frêne et d’érable (ne les laissez pas pousser : ils étoufferaient la haie en peu d’années) Laissez, en revanche, les feuilles mortes et les petits débris qui se sont accumulés à la base de la haie. C’est un excellent paillis qui maintient les racines au frais en été. Respectez aussi les nids d’oiseaux : peut-être trouveront-ils de nouveaux locataires au printemps ?

«C’est en février que l’hiver montre une dernière fois son *fessier* !» disent les anciens. Alors n’hésitez pas à lui donner un bon coup de sabot où je pense ! Février c’est le temps des labours encore à grosses mottes, des apports de fumiers et d’engrais. Remuez-vous, brassez cette terre en ce mois où le temps se retourne comme une crêpe de Chandeleur ! Toute l’équipe vous remercie pour votre fidélité, votre forum bourgeonnera encore de plus belle pour vous surprendre au retour du printemps avec son nouveau site régional !

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23. Février, la taille du verger

jardin En règle générale, elle s’opère de novembre à mars pour les arbres « à pépins », comme le pommier ou le poirier. Mais il est préférable d’attendre février pour les arbres «à noyaux», tels le cerisier, le prunier,l’abricotier.

La règle générale de ces tailles est que l’on enlève d’autant plus de tiges que le sujet est malingre. Une taille légère suffira à un arbre vigoureux. Si,au contraire, il est chétif, on doit lui appliquer un traitement beaucoup plus sévère. Cette opération a, en effet, un pouvoir stimulant et relance l’épanouissement des «traînards». Elle n’est pas difficile, mais exige de suivre des règles qui varient un peu pour chaque espèce.

Il existe de nombreux conseils sur notre forum, clairs et aisés à suivre. L’inscription y est gratuite. En mars notre site proposera de nombreuses fiches réalisées par nos jardiniers membres.

La taille des arbustes donc, comme le groseillier et le cassissier, se plie à des lois moins diverses. Son objectif essentiel est d’aérer le centre de la touffe en le débarrassant des bois de trois ans afin de laisser mieux profiter ceux de deux ans. Car ce sont ces derniers qui vont donner des fruits cette année. Ils sont faciles à reconnaître : les bois de trois ans, à supprimer, ont l’écorce noire, ceux de deux ans, l’écorce claire.

Il faut ensuite «rabattre» l’ensemble des rameaux à 50-60 cm de hauteur, en les taillant sur un oeil (bourrelet de la tige) tourné vers l’extérieur. Si vous venez de planter vos arbustes à l’automne dernier, rabattez-en tous les rameaux à 15 cm du sol. Et, là aussi, sur un oeil extérieur. Leur première fructification ne surviendra pas cette année, mais seulement la suivante.

C’est aussi en hiver qu’il faut traiter vos arbres, fruitiers ou pas, pour les protéger contre les innombrables insectes et parasites qui y dorment (anfractuosités des écorces, cicatrices des troncs) en attendant de se réveiller, eux aussi, au printemps. Tous ces traitements d’hiver sont détaillés sur notre forum sous forme de fiches mais aussi de sujets de jardiniers. Attention, il faut souvent les compléter par un élagage des bois morts (que l’on brûle pour détruire tous les germes nocifs).

Enfin, vous panserez les plus grosses blessures causéespar ces tailles avec du goudron de Norvège ou un mastic à greffer car elles sont, telles quelles, autant de voies d’accès offertes aux maladies. N’oubliez pas que les traitements d’hiver sont de loin les plus efficaces, spécialement pour les arbres fruitiers. Lorsque la végétation s’est réveillée, il est souvent trop tard. Et alors, adieu les fruits !

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24. Hortensias : la taille au bourgeon

jardin Dans les régions à climat rude, comme celui de notre région, cette taille se pratique jusque début mars. Pas au delà ! Le moment est donc venu de recommencer à s’occuper d’eux : il faut tailler vos hortensias.

Commencez par supprimer, à la base, toutes les tiges grêles ou mal placées, en particulier celles qui sont au centre. Les autres, déjà solides, n’en seront que plus à l’aise pour se développer.

D’autant plus que vous ne devez pas toutes les tailler. Examinez bien les bourgeons qui les terminent. S’ils sont joufflus et ronds, ne touchez pas à leurs tiges. S’ils sont en forme de dard, supprimez un sur deux des rameaux qui les portent.

Vous compléterez ce toilettage en enlevant, évidemment les feuilles fanées. Mais attention, supprimez-les en mars car actuellement celles-ci protègent les boutons qui se forment sur les tiges. Offrez également à votre arbuste un bon paillis de terre de bruyère et d’aiguilles de pin pour traverser au chaud les dernières gelées de cette fin d’hiver. Ne lui ménager pas vos soins : il vous les remboursera dans la plus jolie des monnaies, en fleurs colorées !

Les 24 et 25 mars prochains, la Fête des plantes de Locon vous accueillera pour sa dixième édition. Fidèle, Jardins du Nord y sera encore présent sur 40 m2. Une dizaine de jardiniers amateurs et passionnés vous parleront des plantes du monde, thème de cette année, et partageront avec vous pratiques et astuces diverses. Des boutures seront offertes sur nos ateliers pratiques. Au plaisir de vous y rencontrer.

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25. Avril, l’art quotidien des semis

jardin Ce geste contient la magie de la vie puisque, du mariage de la terre et des graines, vont naître tiges, feuilles , fleurs,fruits et légumes qui vont enchanter votre été. Tout un monde de couleurs, de formes, de saveurs, de parfums, pour l’instant résumé à ces minuscules grains noirs, gris ou marron ! Surtout, invitez les enfants à vos semis, vous leur ferez découvrir le vrai rythme du temps, celui des saisons. Avril est, plus que mars,le vrai démarrage du jardin...ier. Le soleil revient, les jours rallongent et les gelées blanches deviennent plus rares.

Dans un pot, sur un coin de balcon, ou au grand air de votre jardin, offrez-vous donc, ce mois-ci, en famille, ce geste de vie : semer ! En avril, vous pouvez semer toutes les plantes annuelles, celles qui fleuriront ou que vous pourrez récolter cette année.

Comme la plupart des «annuelles» supportent les repiquages, commencer les semis en intérieur, dans des terrines et caissettes sous châssis avant de les repiquer dehors. Une graine ne gagne jamais rien à végéter trop longtemps dans une terre froide, elle doit lever le plus vite possible. C’est seulement lorsque la douceur sera assurée que vous sèmerez, dès ce mois-ci, directement en pleine terre.

De toute façon souvenez-vous qu’il vaut mieux semer trop tard que trop tôt ! La graine semée tard dans une terre réchauffée a une germination accélérée : on dirait qu’elle met les bouchées doubles !

En règle générale, les graines doivent être recouvertes d’une couche de terre fine et légère, épaisse d’à peu près quatre fois leur grosseur. Si vous semez des graines très fines mélangez-les, avant, à du sable fin. cette astuce vous permettra de les répartir plus également sur le sol.

Contentez-vous de les y jeter le plus régulièrement possible et tassez-les légèrement avec la paume de la main. La nature fera le reste, comme d’habitude. Salutations printanières..

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26. L’eau dans le jardin

jardin Le printemps s’installe, et avec lui de nombreux habitants du jardin reviennent ou sortent de leur cachette. Tout comme il est important d’aider les oiseaux l’hiver en leur mettant à disposition des graines, vous pouvez aussi aider les animaux à la belle saison. L’eau est un élément très important pour de nombreuses espèces.

En mettant un point d’eau à disposition des insectes, vous les verrez venir s’abreuver. Les abeilles domestiques, par exemple, sont de grandes consommatrices d’eau. En plus de boire, elles vont utiliser l’eau pour préparer les produits de la ruche (miel, gelée royale), mais aussi pour la rafraîchir, en déposant des petites gouttelettes d’eau autour des alvéoles.

Si vous n’avez pas un grand jardin, vous pouvez donc quand même mettre un petit point d’eau et observer le va et vient des insectes. Attention cependant aux noyades ! Afin que les insectes ne soient pas piégés, pensez à mettre des radeaux (branches, bouchons coupés, …). Pour les plus grands espaces, un bassin ou une mare ravira les oiseaux qui pourront se nettoyer et peut-être même les grenouilles qui viendront s’installer pour la saison des amours...

Sur notre photo, vous verrez une baignoire en galva intégrée dans le sol, sur un lit de sable. Tout est y autonome et naturel. Cette réalisation est à découvrir sur notre forum.

Finalement, si votre jardin est habité (et il l’est !), pourquoi ne pas confectionner une petite zone humide ? Plan d’eau en pente douce, végétaux aquatiques locaux et pas de poissons... Libre à votre imagination. Libre également à votre côté scientifique en herbe pour observer et en compter les occupants et participer ainsi à leur recensement, tant utile ! Les scientifiques ont besoin d’aide pour étudier la biodiversité et ce qu’il se passe dans votre jardin les intéresse ! Dans le Nord-Pas-de-Calais, Claire (animatrice au Conservatoire d’Espaces) est à votre disposition pour vous expliquer comment compter les oiseaux, papillons et autres insectes pollinisateurs près de chez vous. Les programmes de recensement sont simples et accessibles. Suivez nos conseils et venez vite nous rejoindre pour devenir une sentinelle de la nature.

Besoin de plus de renseignements ? Contactez Claire au 03.21.54.75.00 ou claire.blet-charaudeau@espaces-naturels.fr. Vous la trouverez également sur notre forum

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27. Les bienfaits de l’ortie

jardin L’ortie, cauchemar à tort des jardiniers, est considérée comme une mauvaise herbe urticante, envahissante et coriace. Mais connaissez-vous ses multiples vertus ? Ses applications thérapeutiques, cosmétiques et nutritionnelles sont immenses, et elle gagne à être redécouverte en cuisine.

En cuisine c’est donc un bon stimulant naturel riche en vitamines. On la consomme de diverses façons, en complément ou en véritable aliment. L’ortie est un légume, elle entre dans la composition des soupes et veloutés, des purées, gratins, gelées, quiches, tartes,tisanes, jus ... elle peut aussi se cuisiner comme les épinards, colorer les sirops de menthe naturels et on peut également en faire de la bière !!!

L’ortie au jardin, est un auxiliaire précieux comme purin (préventif et fertilisant), principe actif (potager et compost)...

Avec tous ces bienfaits, comment peuton encore s’en passer ? Chouchoutez-la pour la récolter à votre gré et entretenir l’écosystème et la biodiversité…

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28. Le pissenlit dans tous ses états

jardin Le Pissenlit, dent-de-lion, couronne de moine ... est une plante très mellifère et très utile dans nos jardins. C’est la fleur du printemps et il y en a en pagaille. Fini le gazon bourré de pesticides, vive la prairie au jardin avec ses pâquerettes, ses violettes, ses primevères et LE pissenlit avec ses multiples insectes indispensables quand on veut préserver la biodiversité. En plus ça se mange, alors pourquoi se plaindre ?

La cueillette se réalise au tout début du printemps. Les feuilles de pissenlit sont prêtes à être ramassées et mangées. Elles doivent être cueillies avant la fleur jaune (les racines sont récoltées après 2 ans en automne). Leur goût amer est loin d’être apprécié mais les tous premiers sont bien plus doux que les pissenlits d’été.

Avant de remplir votre panier, assurez-vous que vous n’êtes pas dans un secteur traité avec des herbicides ou autres produits chimiques, ou passez après une bonne averse de saison. N’ayez pas peur de tuer la plante. Le lendemain avec le soleil, il y aura autant de fleurs que ce que vous aurez récolté. Faites ça un jour ensoleillé (quand il fait trop gris les pissenlits restent fermés) et sélectionnez les fleurs bien épanouies. Il est préférable de les manger le jour même, sinon on peut les garder 3 jours maximum.

Il existe de nombreuses façons de le cuisiner et le déguster : salade, soupe, gelée... Vous pouvez également le cuire à la vapeur et le servir avec quelques pommes de terre nouvelles. Les racines peuvent être grillées avec un oignon et de l’ail ou ajoutées à un potage. Pour faire des tisanes à base de pissenlit, on utilisera la plante entière séchée (y compris les racines) et on fera de préférence une décoction. Les racines grillées peuvent être un bon substitut du café. Pour les fleurs c’est tout aussi divers : Les boutons de fleurs peuvent être utilisés en remplacement des pointes d’asperges.

Notre diversité alimentaire s’est considérablement appauvrit à l’inverse de nos ancêtres qui consommaient eux, fleurs et plantes sauvages. Attention tout de même ! Les plantes dites médicinales ne sont pas toujours dénuées de risques (allergies, effets secondaires,...) et il ne faut pas faire n’importe quoi. Pour votre santé veuillez toujours demander conseil à votre médecin ou pharmacien.

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